L'Afrique ne peut pas se permettre un autre accord brut : pourquoi la valeur ajoutée doit alimenter la transition verte

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Le Banque africaine de développement (BAD) L'Afrique a récemment envoyé un message clair : elle doit cesser d'exporter des minéraux critiques bruts et commencer à développer des chaînes de valeur locales. En tant que personne profondément impliquée dans les secteurs de l'énergie et du développement sur le continent, je crois qu'il s'agit de bien plus qu'une simple stratégie économique : c'est une question de justice.

Depuis cobalt en RDC Grâce à ses importantes ressources en manganèse au Gabon, l'Afrique est un acteur majeur de la transition énergétique mondiale. Pourtant, nous sommes une fois de plus réduits au rôle de simples fournisseurs : exportateurs de matières premières et importations de panneaux solaires, de batteries électriques et de technologies vertes.

Nous avons déjà vu cela. Et cette fois, nous devons écrire une histoire différente.

Pourquoi c'est important

L'Afrique ne peut se permettre de rater cette opportunité une nouvelle fois. Si nous n'agissons pas maintenant, cette prospérité profitera à d'autres, et non aux Africains.

Leçons tirées de l'Indonésie et de la Chine

Prenons l'exemple de l'Indonésie. Le gouvernement exportations de nickel brut interdites et la transformation locale imposée. Résultat ? Des industries en aval en plein essor, des recettes d’exportation plus élevées et davantage d’emplois.

La domination de la Chine dans le raffinage n'est pas le fruit du hasard. Elle résulte d'une coordination à long terme entre le gouvernement, l'industrie soutenue par l'État et le déploiement des infrastructures.

L'Afrique peut faire de même.

Ce qui doit être fait

Adesina a défini cinq priorités. Elles sont claires, urgentes et attendues depuis longtemps :

  1. Investissements massifs dans les infrastructures énergétiques
  2. Développement stratégique des minéraux critiques
  3. jeindustrialisation liée à l'énergie propre
  4. Des cadres réglementaires solides
  5. Protection des droits et de la gouvernance communautaires

En collaboration avec l'Union africaine et la CEA, la BAD soutient désormais le développement d'un Stratégie des minéraux verts africains pour guider cette transformation.

Financer l'Afrique équitablement

L'Afrique paie encore jusqu'à cinq fois plus cher pour les capitaux en raison de ce qu'on appelle “Afrique rprime ISK.Selon le PNUD, Cette perception coûte au continent jusqu'à 1 TP4 TP75 milliards de dollars par an en service de la dette.

En réponse, l'UA a approuvé la création de l'Agence africaine de notation de crédit, tandis que la BAD a mis en place un Mécanisme de stabilité financière pour l'Afrique, qui pourrait contribuer à refinancer au moins 104 000 milliards de yuans de paiements du service de la dette chaque année.

Conclusion : La transition doit se faire en Afrique

L'Afrique doit cesser d'exporter ce dont elle a besoin pour se construire. Il est temps de raffiner, de fabriquer et de réaliser des profits en Afrique.

La transition énergétique juste ne concerne pas seulement le carbone, elle concerne l'énergie, au sens plein du terme.

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Responsable de la région Afrique à  |  + de messages

Vincent Egoro est un analyste de la transition énergétique en Afrique, spécialisé dans les enjeux liés à la justice climatique, à la sortie des énergies fossiles et à la gouvernance des minéraux critiques. Il analyse, à travers une approche systémique, comment les transitions énergétiques transforment les moyens de subsistance, les compétences et le pouvoir au sein des sociétés africaines. Vincent est responsable du programme Afrique au sein du Resource Justice Network et rédacteur bénévole pour Energy Transition Africa.

1 réflexion sur “Africa Can’t Afford Another Raw Deal: Why Value Addition Must Power the Green Transition”

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